FOUG

LUNEVILLE

TOUL

VEZELIZE

Un moment d’échanges sur les pratiques et les expertises en matière de revitalisation des bourgs-centres a eu lieu à l’EPF Lorraine le 14 novembre 2019. Les acteurs meurthe-et-mosellans de l’ingénierie publique territoriale se sont réunis afin de poursuivre la construction d’un schéma d’intervention coordonné à destination des décideurs politiques.
La naissance du réseau d’ingénierie publique territoriale date de 2014. 15 organismes étaient alors représentés. C’est également en 2014 que l’EPF a inscrit dans son Programme Pluriannuel d’Intervention 2015-2019 la politique intégrée des centres-bourgs. Aujourd’hui, outre l’établissement, le réseau compte 24 membres dont l’État (DDT), le conseil régional Grand Est, le conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, les agences d’urbanisme (AGAPE et SCALEN), le CAUE, Meurthe-et-Moselle Développement, les SCOT, la Chambre de Commerce et d’Industrie, la Banque des Territoires, Action Logement, pour ne citer que les partenaires habituels de l’EPFL.
Les sujets à traiter sont complexes. Ils sont en lien avec des fragilités récurrentes autour du logement, de la circulation et du stationnement, de la fermeture de commerces, du patrimoine ou des espaces publics dégradés. Les communes concernées regroupent généralement entre 1 000 et 15 000 habitants. Toutes sont en perte d’emplois. Les démarches « centres-bourgs » ou « bourgs-centres » engagées en Meurthe-et-Moselle se sont multipliées au cours des cinq dernières années et touchent tout le territoire. Parallèlement, et en appui de ces démarches, le programme « Action Cœur de Ville » a mis l’accent sur les villes moyennes de Longwy, Lunéville et Toul. Les Opérations de Revitalisation de Territoire et le dispositif « Petites villes de demain » viendront renforcer ces actions dans les prochaines années.
Tous les acteurs soulignent l’importance d’associer la commune et la structure intercommunale dans chaque dispositif autour d’un projet de territoire. Il apparaît également nécessaire de développer une vision partagée des différents partenaires, sur du long terme, avec un nombre relativement restreint de personnes dédiées à la coordination du projet. Lors des échanges, il a aussi été souligné que la plateforme d’ingénierie avait le mérite de faire connaître les compétences de chacun pour améliorer la complémentarité d’actions. En outre, la plateforme doit être un « absorbeur de complexité » et faciliter le travail des élus. Un guide détaillant les moyens d’action à destination des maires et présidents d’EPCI sera enrichi et diffusé début 2020.

Réunion du 14 novembre 2019